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29 December 2007 @ 01:49 pm
Fonds de tiroir (Le Pont et la Rivière)  
Deux petits bouts deux texte qui ne sont pas arrivés dans la version finale. La fanfic elle-même se trouve là : Le Pont et la Rivière.

Premier début

Il était en vie et il ne pouvait pas bouger. C’était un étrange contraste. Il était assailli par les bruits, les odeurs, les images, les sensations, mais il était incapable de bouger ou de parler. Pendant plusieurs heures, à partir du moment où ils l’ont détaché de la chaise, l’univers a paru dépourvu de toute vie. Noir, silencieux, sans goût ni odeur. A un moment durant la nuit, il a fini par comprendre que ce n’était pas l’univers qui était dépourvu de vie, mais lui. Il n’était peut-être pas mort – pas encore – mais ça ne signifiait pas pour autant qu’il était en vie.

Et puis, petit à petit, douloureusement, c’est revenu. Les odeurs de poussière et de crasse, si familières qu’il ne les remarquait même plus. Le toucher rugueux du mur contre son dos et celui, un peu rêche, de la fine couverture sous ses doigts. Les bruits de pas et les discussions écourtées et les cris sporadiques provenant du couloir. L’arrière-goût que le café lui a laissé dans la bouche (il a essayé, vraiment, il a essayé de manger ce qu’il y avait sur le plateau, ce matin, mais à part le café, rien n’est passé). Les murs gris qu’il connaît par coeur.

La silhouette de Michael qui va et vient devant lui, inlassablement.


Non utilisé (un de ces petits bouts de truc écrit et ne servant à rien parce que je ne suis pas allée dans cette direction...)

Lincoln pense parfois qu’ils sont tous deux ici parce qu’ils se sont laissés prendre dans un embrouillamini de culpabilité. Il n’est certes pas coupable d’avoir tué Steadman, mais il est coupable de tout le reste ; et Michael est coupable de n’avoir pas eu suffisamment foi en lui pour comprendre que la pire connerie que Lincoln ait pu faire dans son existence avait les meilleures motivations du monde.
 
 
Current Mood: soresore