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19 January 2008 @ 05:13 pm
Version papier  
Il y a longtemps, j'avais dit que je posterais une review sur le roman Prison Break sorti voilà quelques mois.
En toute franchise, je suis incapable de "reviewer" quoi que ce soit, mais je peux donner un bref avis : économisez les quelques dix-neuf euros que coûte le livre.

A porter au crédit de l'auteur, le fait que tous les événements ou presque sont là. S'il manque quelque chose, ce ne sont que des détails. Pour le reste, ce n'est pas un roman, c'est un compte-rendu. C'est très factuel, une simple description des faits qui n'apporte absolument rien aux épisodes, et le style est inexistant plat. En somme, c'est très pratique si vous avez besoin de vous souvenir de ce qu'il s'est passé à un moment précis et avez la flemme d'aller mettre le lecteur de DVD en route.

Allez, 'tit extrait, la partie de cartes entre Michael et Lincoln.

Stolte et Lewis débarquent avec le dernier repas de Lincoln. Sur une assiette sont posés des pancakes à la myrtille. Linc en prend une bouchée et mâche tranquillement.
- Je me demande comment j'ai pu manger ça autrefois, dit-il.
- Tu les préparais pour LJ, dis-je. [*retient in extremis un commentaire sur l'utilisation du verbe dire*]
- Oui, quand il venait le week-end. C'est la seule chose que j'aie jamais faite correctement pour lui.
- Tu as été là.
- Non, pas suffisamment.
Nous reprenons notre partie de gin-rummy. Lincoln n'a jamais été doué pour les jeux de cartes. Je suis en train de le battre, bien que je fasse tout mon possible pour perdre. Mon frère lève les yeux et me sourit pour la première fois depuis que nous sommes dans cette pièce.
- Tu me laisses gagner, Michael ?
- Non.
- Montre-moi tes cartes.
- Non. Je ne vais pas te montrer mes cartes.
- Donne-moi tes cartes.
Il saisit mon jeu et l'étale sur la table.
- Gin, dit-il. Très drôle.


(De mémoire, c'est Michael qui dit "Gin" - d'un air penaud - mais je suis maniaque, faites pas gaffe.) Vous avez plutôt intérêt à avoir vu l'épisode pour vous faire une idée des réactions des personnages. Certes, il existe 95% de chances que vous l'ayez effectivement vu, si vous avez acheté le livre, mais là n'est pas la question.

Bizarrerie : le récit se fait généralement selonle point de vue du narrateur omniscient sauf dans les scènes où Michael apparaît. Là, on a son point de vue à la première personne, ainsi que celui de Lincoln dans la scène de l'exécution avortée. Ca aurait pu être une bonne idée si cela avait été mis à profit mais, en l'occurrence, le ton ne change pas et on n'en apprend pas plus sur Michael (ou Lincoln) lorsque c'est lui qui raconte.
Ben oui, je veux bien croire qu'il n'est pas facile de savoir ce que Michael a dans la tête - mais dans cas-là, inutile d'utiliser le "je"...

Pour la défense de l'auteur, relater vingt-deux épisodes en trois cent cinquante pages frôle la mission impossible. J'avoue aussi que j'ai été très mal habituée en matière de novellisations : les premières que j'ai lues étaient celles de Star Trek I et Star Trek II (oui, les films, oui je suis une trekker) et elles apportaient tellement d'éléments que j'ai eu l'impression de me faire avoir quand j'ai finalement vu les films *g*
N'empêche que - retour à Prison Break - le résultat est décevant.

Prison Break : L'évasion est la seule issue (ah... et le titre n'est pas fameux non plus ^_^)
 
 
Current Mood: lethargiclethargic
 
 
 
Nanou: s60_Matt niennanou on January 19th, 2008 04:46 pm (UTC)
Ca n'a pas l'air fameux. ^^

Mais je ne comprends pas l'intérêt de novelliser une saison. >.<
A la limite, il vaut mieux sortir un guide complet avec un tas d'infos intéressantes pour les fans.

En plus, changer de point de vue au beau milieu, sans préambule, c'est un peu brut de décoffrage. ^^
Clair de Lune: still moonlightingclair_de_lune on January 19th, 2008 06:03 pm (UTC)
Il existe aussi un guide, évidemment, voyons ;-))

Le même intérêt que novelliser un film, ou à l'inverse adapter un roman en film ou série, je suppose : support différent. Sauf que novelliser toute une saison en un seul roman, c'est périlleux. Ou bien je n'ai vraiment pas compris ce que tu voulais dire ? :-p

En plus, changer de point de vue au beau milieu, sans préambule, c'est un peu brut de décoffrage. ^^
Pas vraiment au milieu, hein : d'un passage à l'autre.
J'aurais bien tenté le coup, sauf que :
- je n'écris rien du tout en ce moment ;
- ça serait un brin prétentieux alors que je viens de râler après la façon dont c'est fait, non ? *g*
Nanou: tww_josh et cjniennanou on January 19th, 2008 06:59 pm (UTC)
Alors c'est dans mon inconscient que l'adaptation n'a qu'un sens logique.
Je vois l'intérêt de faire d'un livre un film, pas l'inverse.
Quand on a vu le film, on nous impose un univers visuel, impossible de faire preuve d'imagination après ça, surtout si on amène rien de plus.

Il faut noter que dans un même temps, j'ai lu la version "livre" de Coup de foudre à Notting Hill et je me suis toujours demandée dans quel sens allait l'adaptation. Mais il y avait des détails supplémentaires dans le livre, c'est toujours ce qu'on y cherche.

Il existe aussi un guide, évidemment, voyons ;-))
Alors l'intérêt se tient en un mot : financier.
The Good, The Bad and The Lanathelana on January 19th, 2008 06:38 pm (UTC)
That does sound fairly awful.
Clair de Lune: still moonlightingclair_de_lune on January 20th, 2008 12:32 am (UTC)
Useless and not very interesting, at least. I want my money and, above all, a couple of hours of my life back :-p