?

Log in

 
 
29 June 2007 @ 09:04 pm
Prison Break - Les chroniques de Marilyn : Effervescent  
Titre : Les chroniques de Marilyn : Effervescent
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : ---
Public : Tout public
Challenge : n°0 pour french_fanfics
Fandom : Prison Break
Table : 1
Prompt : 047 Choix de l'auteur : point de vue
Mots : ~ 600


Elle a une affection certaine pour lui, mais elle ne manque jamais de le trouver épuisant. Il semble presque toujours tellement joyeux, bondissant, de bonne humeur, plein de vie, et même ses baisses de moral sont remuantes... en un mot, il est effervescent. Il est comme une portée de chatons accrochée en permanence aux tétines de leur mère, réclamant de l’attention et mettant tout sens dessus dessous si elle ne la leur accorde pas.

Non qu’elle ait eu une portée récemment, Dieu merci, ce n’est pas un endroit pour ce genre de choses.

Elle a une affection certaine pour Fernando, mais elle doit être en condition pour le supporter dans son voisinage : elle a généralement besoin de calme et de sérénité, de voix et de gestes posés (raisons pour lesquelles elle s’entend aussi bien avec Charles, d’ailleurs) et ce coin n’est déjà pas le lieu le plus calme qui soit sans que Fernando vienne en plus y mettre son grain de sel. Elle fait montre de bienveillance envers lui, cependant, parce qu’il est gentil, il ne ferait pas de mal à une mouche, et il est énergisant : parfois, elle voit Michael assis dans leur cellule, son indulgence teintée d’une pointe d’exaspération, et elle a envie de lui dire qu’elle comprend exactement ce qu’il ressent.

Mais à certains moments... à certains moments, elle a envie de jouer et de taquiner, de sauter et de courir, et Fernando est pile l’humain qu’il lui faut pour ça. Il ne voit aucun problème à agiter indéfiniment la main sous les draps de la couchette pour qu’elle l’attaque comme s’il s’agissait d’une proie particulièrement évasive (et de toute façon, la couchette est celle de Michael, les draps sont ceux de Michael... les protestations calmes, fermes et inutiles en découvrant l’état du lit sont celles de Michael). Il ne voit aucun problème à lui malaxer la peau du cou et à la laisser se retourner pour lui emprisonner le poignet et mordiller. Il ne voit aucun problème à ce qu’elle bondisse un peu partout dans la cellule, passant de sa couchette au lavabo à la petite table et de nouveau sur la couchette avant qu’il ait eu le temps de dire ouf.

Enfin... ces derniers temps, il voit un problème à ce qu’elle fasse ça. Disons qu’il voit un problème à ce qu’elle s’attarde à proximité des toilettes, pousse sa truffe là, ou donne quelques coups de patte. Ca le rend nerveux, elle le voit bien, et elle sait pourquoi. Il essaye de la faire sortir de la cellule quand elle fait ça mais Rrrr, elle est un être félin de petite taille : elle passe à travers les barreaux quand elle veut. Elle peut quitter la cellule de Charles n’importe quand pour venir explorer. Et déclencher une série de jurons (en espagnol de préférence) chez Fernando.

Fernando est pile l’humain qu’il lui faut quand elle a envie de taquiner quelqu’un.

Il a essayé de l’acheter en lui ramenant des restes des cuisines (OK, elle est de mauvaise foi, il lui ramène régulièrement des restes, mais quand même, elle a trouvé la coïncidence troublante), et elle s’est demandé pour qui il la prenait : ce n’est pas son genre, elle ne dira rien, elle ne cafte pas.

Ceci étant dit, elle mange ce qui lui a ramené avant de le laisser la soulever pour la redescendre chez Charles. Elle ferme les yeux, repue, et enfonce les griffes dans le tissu de son tee-shirt quand il dévale les marches en bondissant bruyamment.

Si elle était humaine, elle soupirerait : même sa façon de descendre un escalier est effervescente...

-FIN-


13 janvier 2007
 
 
Current Mood: sicksick