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03 June 2007 @ 04:17 pm
Prison Break - Mamans  
Titre : Mamans
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : ---
Public : > 12 ans
Mots : ~ 1000
Disclaimer : Ils sont à moi, rien qu’à moi, entièrement à moi, tous autant qu’ils sont... OK, OK, ils ne m’appartiennent pas et je n’en tire aucun bénéfice sonnant et trébuchant.
Notes : Pour la fête des mères, bien sûr. Merci à niennanou et à anna_tarawiel (avec squeeee_girl en guest star:-p) pour la beta-lecture dans des délais... très réduits.


Theodore Bagwell

Dans son coin, quand il était gamin, tout le monde savait – même si personne ne disait rien. Il ne compte pas le nombre de coups qu’il a reçus et donnés parce que tout le monde savait. Il n’y avait que Maman pour ne pas savoir, ne pas comprendre. Elle avait pourtant de temps en temps cet éclat dans l’oeil, cette expression sur le visage, et il est sûr, sûr et certain, que quelque part en elle, elle l’aimait. Sans le savoir.

C’est pour elle qu’il a promis à son père de faire tout ce qu’on lui demanderait si Maman allait dans cette institution. A l’abri. Aujourd’hui encore, il ne le regrette pas, elle est la seule personne à qui il n’en veut pas.

oOo


Paul Kellerman

Il n’y a pas de "Maman" pour lui. Il a eu une génitrice, éventuellement une mère dans les rares moments où il se laisse aller à un sentimentalisme effréné, mais il n’y a pas de "Maman" pour lui.

oOo


Brad Bellick

Et alors ?

Il a presque quarante ans, il sort du boulot pour aller boire un verre avec ses collègues ou, parfois... souvent... échouer dans un club de strip-tease, puis il rentre chez lui. Et chez lui, c’est chez Maman. Il a essayé d’habiter tout seul, dans un appartement, avec tout ce qui pouvait lui paraître indispensable, mais il a vite réalisé que ce n’était pas chez lui. C’était juste un appartement. Un jour, quand Falzone lui aura versé suffisamment de fric, il achètera une jolie maison, avec une entrée indépendante pour Maman.

Il n’est pas un vieux garçon, il est un petit garçon.

oOo


Sara Tancredi (1)

De temps en temps, quand ils se réveillent à l’infirmerie de la prison, encore dans le flou, ils demandent « Maman ? » d’une voix hésitante. Elle est tout près d’eux, penchée sur eux, et ils pourraient en profiter pour lancer un coup d’oeil dans une encolure de chemise mal fermée, voire essayer de la toucher, mais leur premier réflexe est « Maman ? » Dans ces moments-là, elle a l’impression de les flouer et elle doit se faire violence pour répondre, expliquer, ne pas sortir de la pièce.

oOo


LJ Burrows

Pas l’Immaculée Conception.

Il aime Maman plus que tout, sincèrement, il l’adore. Elle peut se montrer pénible, indiscrète, insistante, intrusive, mais l’un dans l’autre, il a vu pire ailleurs, et... ouais, bon, il aime Maman.

Mais... pas l’Immaculée Conception ? Quatre petits mots pour lui rappeler que ses parents ont couché ensemble ? Il aime Maman mais, en toute franchise, il lui arrive de sortir des trucs vraiment écoeurants !

oOo


Michael Scofield

Il sait qu’il était assez grand pour avoir des souvenirs, mais les faits lui échappent, comme si sa mémoire s’était mise en position de sécurité et les bloquait. Il a des images et des flashes, pas réellement de souvenirs.

Une odeur rassurante et délicate, parfois le citron, parfois la vanille, toujours naturelle, jamais un parfum. Des lèvres qui se posent tendrement sur son front ou sur sa joue – elles étaient roses et douces quand il était tout petit, blanches et sèches la toute dernière fois qu’il... Une tape sur les fesses, accompagnée d’un regard plus triste que mécontent. Des mains et des bras le soulevant, le portant, le réchauffant, le rassurant. Un sourire contre le sommet de son crâne.

Il a des images et des flashes, pas réellement de souvenirs. Il n’en est pas fier, mais de temps en temps, il éprouve d’atroces éclairs de jalousie envers Linc qui lui dit « Tu te souviens quand Maman... » puis se tait brusquement, le visage marqué de regret.

oOo


Lincoln Burrows

Il a le souvenir de... quelqu’un, il ignore qui, lui disant qu’il est le petit homme de la maison, maintenant que son père est parti, et qu'il doit prendre soin de sa Maman. Il a le souvenir de la panique qui l’a enveloppé à cette perspective. Il a le souvenir du soulagement qui s’est déversé sur lui quand Maman l’a serré contre elle, lui a dit qu’elle était là pour prendre soin de lui et de ne pas faire attention à cet imbécile.

Il a le souvenir de sa silhouette terriblement frêle au milieu des oreillers et de l’odeur du thé qu’il lui apportait quand elle était malade. Il a le souvenir que même ainsi, même les rôles effectivement inversés, elle semblait encore prendre soin de lui et le protéger.

Il sait que Mike – même si son frère ne l’avouera jamais – envie parfois ces souvenirs clairs et précis de Maman. En de rares occasions, Lincoln se dit qu’ils sont une malédiction. Mais la plupart du temps ? La plupart du temps, il ne les échangerait contre rien, absolument rien au monde.

oOo


Sara Tancredi (2)

Maman est la personne qui la serrait dans ses bras si elle se réveillait en pleurant au milieu de la nuit, qui lui faisait des colliers de pâquerettes et lui pinçait gentiment le nez quand elle le plissait de dégoût. Maman est la personne qui portait des robes de soirée, rentrait en sentant le scotch ou le martini et disait que son père était un lâche et un menteur.

Pendant longtemps, Sara a eu l’impression d’avoir eu deux Mamans. Il lui a fallu des années pour réaliser que les deux jeux de souvenirs lui étaient également précieux, que l’un n’excluait pas l’autre, qu’elle avait parfaitement le droit d’apprécier les bons moments et de regretter d’avoir été trop jeune pour comprendre l’autre facette ; et au final, de juste dire qu’elle aimait Maman.

oOo


Maricruz Delgado

A présent, elle comprend. Pendant trois ans, elle n’a jamais tout à fait réalisé pourquoi Maman serrait les lèvres et les narines à chaque fois que Maricruz prononçait les mots Fernando, visite ou prison : Maman les assimilait à mauvais.

Maricruz regarde son ventre encore plat et songe que tout ce qui est mauvais pour le bébé à venir mérite d’être purement et simplement éradiqué de la surface de la terre. Elle n’est pas certaine, toutefois, que Maman apprécie le rôle de Fernando dans cette prise de conscience...

-FIN-


2 juin 2007

Post scriptum : J’ai vraiment eu du mal avec Sara... Paradoxal étant donné qu’elle a droit à deux drabbles mais j’ai vraiment eu du mal, surtout avec le second :-/

Suprimé du premier drabble de Sara parce que ce n'est pas le lieu pour shipper :
Quand Michael Scofield se réveille ce jour-là, il ne demande pas « Maman ? » mais juste « Que s’est-il passé ? » Elle en éprouve une satisfaction déplacée et songe que c’est le genre de chose qui mène aux ennuis.
 
 
Current Mood: tiredtired
 
 
 
Beckysqueeee_girl on June 3rd, 2007 03:45 pm (UTC)
toujours le même effet à la deuxième lecture... quelques heures plus tard ^^.

Merci pour ça.
Clair de Lune: pb - michael4clair_de_lune on June 4th, 2007 05:31 pm (UTC)
Merci ;-)