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14 May 2007 @ 07:37 pm
Brouillon : Inventaire  
Brouillon : Inventaire
Spoilers : Saison 2, épisode 17 pour le contexte
Notes : Ce n’est pas la vraie fanfic, la vraie fanfic se trouve . Celle-ci est simplement la version de base, honnie et détestée, écrite jusqu’au bout pour de mauvaises (?) raisons – surmonter l’affreux syndrome de la page blanche *grin*


« Je peux te poser une question ? »

Il pivote lentement sur sa chaise. Sara est assise sur le lit derrière lui, les bras enroulés autour des genoux et les yeux fixés sur lui. Elle a les cheveux en bataille, les plis de l’oreiller imprimés dans la joue, les yeux cernés et elle n’a pas dormi depuis... il ne saurait dire combien de temps.

Elle est ravissante.

Ils sont en fuite.

Ce n’est sans doute pas le moment qu’il s’attarde sur le fait qu’elle est ravissante. Pas tant parce qu’il sont en fuite, du reste, que parce qu’elle vient de lui demander si elle pouvait lui poser une question, et le ton qu’elle a employé pour ce faire ne lui dit rien qui vaille. Pas besoin de ce genre précaution pour une question anodine, n’est-ce pas ?

Elle n’attend pas son assentiment pour poursuivre : « Comment tu as fait, pour les injections d’insuline ? »

Il jette un rapide coup d’oeil en direction de la porte de la salle de bains, mais ce n’est pas la peine d’espérer voir arriver la cavalerie de ce côté. Lincoln est enfermé là-dedans depuis si longtemps qu’en d’autres circonstances, Michael serait embarrassé pour lui. Là, il comprend (vraiment), mais il ne refuserait pas une interruption.

« Pugnac, » répond-il simplement.

Il ne lui fait pas l’insulte de lui expliquer de quoi il s’agit ; elle ne s’enquiert pas des méthodes qu’il a employées pour se le procurer : presque deux années comme médecin à Fox River l’ont éclairée sur l’économie parallèle en prison.

Il se retourne vers l’ordinateur portable, mais... « Les orteils tranchés ? » ... il comprend que "poser une question" était une façon de parler. Elle va lui en poser plusieurs, celles auxquelles il a évité jusqu’à présent d’apporter des réponses.

« John Abruzzi. Il tenait vraiment à ce que je lui dise où était Fibonacci. »

Il a un pincement au coeur en pensant à John ; il a un pincement au coeur en évoquant la façon dont a fini un type qui l’a mutilé, et il pense que ça en dit long sur la façon dont les choses ont tourné.

« L’arcade sourcilière ?

- Je me suis cogné contre les barreaux pour... j’avais besoin que Haywire soit changé de cellule. » Non qu’il en soit fier, explique-t-il d’un ton plat, mais il ne pouvait pas creuser tant que Haywire était dans la même cellule que lui, et Bellick refusait de laisser Sucre revenir.

« La coupure au bras ? »

Machinalement, il passe la main à l’intérieur de son bras, juste au-dessus du coude, et il sent la cicatrice sur la peau un peu plus fine. « Il y avait un comprimé. Pour Linc. Pour simuler un malaise et le faire transporter à l’infirmerie. »

Elle réfléchit et il ne lui faut pas longtemps pour reconstituer les événements, comprendre le but de manoeuvre et réaliser comment tout cela aurait s’achever. Il ne mentait pas, constate-t-elle, en affirmant qu’il n’avait jamais voulu l’impliquer à ce point.

Ca, c’était quelques jours plus tôt. Elle est désormais bien plus impliquée que tout ce qu’il aurait pu imaginer, ce qui justifie sans doute qu’elle demande : « La brûlure à l’omoplate ?

- Contre une canalisation, dans les conduits. Je cherchais une autre issue. » Il hausse les épaules « Geary rackettait vraiment les détenus. »

Elle ne réagit pas parce que, si elle doit être tout à fait franche avec elle-même, un gardien corrompu est loin d’être l’aspect le plus insolite de toute cette affaire.

« Mme Scofield ?

- Ma mère ?

- Ta femme. »

C’est vrai. Il est marié. En quelque sorte.

« Nika devait me rendre quelques services...

- ... comme se procurer la clef de l’infirmerie ? »

Il ne répond pas à ça parce que ça n’appelle pas de réponse. Et parce qu’il comprend que Sara ait encore du mal à digérer certaines choses.

« ... et me faire passer une carte d’accès à la salle de... »

Elle l’interrompt d’un hochement de tête et se redresse légèrement sur le lit. Au même moment, il y a du bruit provenant de la salle de bains, et Lincoln qui ouvre la porte.

« Ce n’était pas vraiment la question que je te posais, » a-t-elle tout juste le temps de souffler, avant que Lincoln sorte de la petite pièce, suivi par un nuage de vapeur.

Michael sourit.

-FIN-


11-29 mars 2007
 
 
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