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11 May 2007 @ 08:57 pm
Prison Break - Vous revoir : Writer's cut (6/9)  
Titre : Vous revoir : Writer's cut (6/9)
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : ---
Public : Tout public
Fandom : Prison Break
Disclaimer : Pas à moi. Je les emprunte pour quelques lignes et les rends juste après.
Notes : Cette fanfiction est supposée faire partie d'un "ensemble" de fics.
Merci à niennanou pour la beta-lecture.

Chapitres précédents / suivants


Scène coupée 4, version alternative

C’est arrivé parce que... Hum, elle sait que ce n’est vraiment pas le genre de chose qui devrait arriver, elle sait que ça ne va pas être bien perçu, en particulier par Elizabeth, et sans doute LJ dans un élan de solidarité toute nouvellement matrimoniale, mais... c’est arrivé. Et il est trop tard pour faire machine arrière. Michael avait pourtant remarqué : « On ne peut pas faire ça. » et elle avait approuvé d’un « Non, on ne peut pas. » lourd de regret.

Ils ont quitté le parc et la foule pour discuter, vraiment, c’est tout ce qu’ils voulaient faire. Mais ils sont entrés dans la cuisine, et Jerry est resté à la porte parce que la cuisine est un no guard’s land, puis ils sont passés dans l’office et... le fait est qu’ils n’ont pas beaucoup parlé. Ils ont surtout admiré. Avec concupiscence.

Et Michael n’évoque pas là l’absence de tissu dans le dos de la robe de Sara, bien que cela soit tout aussi admirable. Non.

Le gâteau de mariage fait plusieurs étages. Cinq, précisément. Cent vingt et quelques invités à servir, ça demande bien autant d’étages de gâteau. Il est blanc, crémeux, splendide, décoré de minuscules perles argentées et de filaments de sucre et d’un ravissant couple de mariés en pâte d’amande (ressemblant à LJ et Elizabeth de façon effarante) au sommet. Sara, qui sait jusqu’où elle peut aller trop loin, a abandonné l’idée de s’attaquer aux mariés en pâte d’amande, et même aux adorables petites perles.

Mais ils ont coupé un morceau. Du côté qui fera face à Elizabeth et LJ quand Elizabeth et LJ découperont le gâteau, dans un petit moment, devant tout le monde. Sur l’arrière, donc, et ils se sont même efforcés de re-répartir le glaçage, de façon à ce que les cent vingt et quelques invités ne remarquent pas qu’il en manque un petit bout. Un bon petit bout.

« Ne t’imagine pas que ça compense ce dîner que tu ne m’as jamais offert, » l’a-t-elle mis en garde tandis qu’il l’aidait à faire pivoter, avec maintes précautions, le gâteau dans la vitrine.

Sara regarde à présent la double tranche disparue à l’arrière du gâteau et se dit que, dans un élan de solidarité paternelle, ça risque de ne pas être très bien perçu par Lincoln non plus.

Puis elle porte à sa bouche une cuiller pleine de génoise moelleuse, de crème chantilly légère, de fraises divinement sucrées, et elle regarde Michael faire de même de l’autre côté de la petite table, une expression extatique sur le visage, et elle ferme les yeux parce que... certaines choses méritent vraiment d’encourir la triple colère des jeunes mariés et de Lincoln.

« On ne devrait vraiment pas faire ça, » relève Michael, la bouche pleine.

C’est un peu tard, bien sûr, pour ce genre de considération, et il est réellement embarrassé par son manque de self control. Il a été tout simplement incapable de résister à la combinaison du gâteau qui attendait, le narguant presque, dans la vitrine réfrigérée de l’office et de l’expression d’envie sur le visage de Sara. Le fichu gâteau l’obsédait depuis que LJ et Elizabeth le lui avaient montré en photo trois mois plus tôt, et quand il l’a vu dans la vitrine... il en a eu l’eau à la bouche, la gorge sèche, il en a presque senti le goût, tout en étant conscient que quoi qu’il puisse imaginer, la réalité serait encore plus fantastique.

La réalité dépasse tous ses espoirs : chaque composant est parfait et leur association défie toute imagination. Parfois, songe-t-il en savourant la délicatesse de crème, il arrive que le total soit supérieur à la somme des parties, et alors les mathématiques l’ont dans le nez. Puis, tandis qu’il plonge de nouveau la cuiller dans la génoise parfumée, il remarque, du coin de l’oeil, un mouvement derrière la fenêtre et...

« Sara ? Le photographe photographie.

- Il est payé pour ça, » dit-elle en mâchouillant une fraise. Elle a du sucre sur la joue et ça ne semble pas la gêner le moins du monde.

« Il nous photographie. » Eux, leurs petites cuillers et le morceau de gâteau de mariage dans l’assiette posée entre eux.

Elle lance un coup d’oeil en direction de la fenêtre et en effet... « Pervers, » marmonne-t-elle, songeant que ce ne serait pas pire s’ils les avaient surpris en train de s’embrasser en catimini. Parce que manger du gâteau en cachette ? Aucun adulte respectueux de lui-même ne ferait ça.

Ces adultes respectueux d’eux-mêmes ignorent ce qu’ils ratent.

Quand elle se tourne de nouveau vers la table, et vers l’assiette, cette dernière est quasiment vide et Michael est en train d’essayer d’attraper les derniers filaments de sucre avec la pointe de sa cuiller. Puis, devant son insuccès, du bout des doigts. « Eh ! » proteste-t-elle en lui donnant un petit coup sur le dos de la main. Pendant quelques secondes, ils se disputent sans concession (et sans s’occuper du photographe) les dernières miettes jusqu’à ce que... « Sénateur... » la porte s’ouvre à la volée et que le satané Dir Com entre sans vraiment regarder où il va.

Il relève la tête entre le moment où il passe la porte et celui où il s’arrête près de la table, et il considère la situation avec une expression incrédule. Bien, pense Sara, elle aura réussi au moins une fois à le laisser à court de réplique cinglante.

« Sénateur ?

- Je poursuis mon action en faveur de la réhabilitation des anciens détenus. Via la gastronomie, » laisse-t-elle tomber. Elle se sent barbouillée ; elle a peut-être exagéré juste un tout petit peu sur la chantilly. Ou, plus vraisemblablement, il n’y avait pas assez de génoise pour l’accompagner.

Son Dir Com la considère avec une expression oscillant entre l’exaspération, la compréhension et... oui, une pointe d’amusement. « Elizabeth vous cherche, Sénateur, le gâteau va être servi dans quelques minutes. » Il passe les doigts dans sa barbe et sourit ; Sara vacille un peu sur sa chaise devant cette manifestation inhabituelle d’enjouement. « Il semblerait que le frère de votre vieil ami et vous ayez pris un peu d’avance.

- Juste un avant-goût. »

Le plus dignement possible, elle s’essuie les lèvres sur une petite serviette en papier et boit une gorgée d’eau. Sans surprise aucune, Michael a profité de la situation pour finir en toute impunité ce qui restait dans l’assiette, et il la gratifie d’un sourire qui ne prend même pas la peine de sembler désolé.

Ce n’est vraiment pas le genre de chose qu’ils pouvaient éviter, décide-t-elle.

-=-


Post scriptum
Ce genre de chose se produit rarement de mon seul fait. En général, j’ai évoqué une idée idiote et quelqu’un m’a incité à la suivre (il ne me faut jamais grand-chose). niennanou dans ce cas précis, à qui j’ai eu le malheur de dire que j’avais sérieusement envisagé (pendant au moins trois secondes) de ne pas écrire cette scène d’un point de vue shippper : on ne savait pas au juste ce qu’ils avaient fait, ils pouvaient aussi bien (je cite) "avoir mangé la pièce montée en cachette". Nous partageons donc la responsabilité, même si, étant l’auteur des phrases, je reste consciente de ma profonde culpabilité *grin*
 
 
Current Mood: apatheticapathetic
 
 
 
Peter Pansunnydust on June 1st, 2009 06:43 pm (UTC)
J'adore le parallèle avec la "scène" précédente ! et aussi qu'ils aient piqué de la pièce montée !