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20 April 2007 @ 04:01 pm
Prison Break - Vous revoir : Writer's cut (2/9)  
Titre : Vous revoir : Writer's cut (2/9)
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : ---
Public : Tout public
Fandom : Prison Break
Disclaimer : Pas à moi. Je les emprunte pour quelques lignes et les rends juste après.
Notes : Cette fanfiction est supposée faire partie d'un "ensemble" de fics.
Merci à niennanou pour la beta-lecture.

Chapitres précédents / suivants


Scène coupée 1

Elle est assise dans une des chambres d’amis de la résidence de Sara, en sous-vêtements ivoire, peignoir ivoire et bas ivoire (un seul bas pour l’instant, en réalité, et elle n’a pas encore tout à fait compris pourquoi ni comment). Une jeune femme en blouse jaune est en train de lui tirer les cheveux en arrière ; une jeune femme en blouse bleue est en train de lui recouvrir les ongles d’un beige translucide du plus bel effet. Sara et Patty supervisent le tout, ce qui est une expression familialement correcte pour dire qu’elles sont en train de caqueter sur le petit canapé au fond de la pièce. Si Elizabeth avait su que se préparer pour un mariage serait ainsi, elle aurait convaincu LJ de s’enfuir pour se marier à Las Vegas. Ou peut-être Atlantic City.

LJ est debout au milieu de la chambre et la regarde. LJ ne devrait pas être là, mais ce n’est pas comme s’ils accordaient l’un et l’autre beaucoup de valeur à ce genre de traditions. Il porte un jean, un tee-shirt et des baskets qui ont vu des jours meilleurs. Il lui faudra sans doute trente minutes top chrono pour entrer dans son costume et se coiffer (parce qu’elle aime LJ plus que tout au monde, mais il va se coiffer) et Elizabeth songe que c’est bien la preuve qu’il y a encore du chemin à parcourir pour atteindre l’égalité entre hommes et femmes.

LJ se perche sur le bord de la coiffeuse et Blouse Bleue accepte de s’écarter pendant quelques secondes.

« Oncle Mike est arrivé à l’aéroport, » chuchote-t-il à Elizabeth sur un ton de conspirateur. Fabuleux, pense-t-elle. Michael a dû grosso modo prendre l’avion au moment où on commençait à la préparer pour – ouvrez plusieurs paires de guillemets – le plus beau jour de sa vie. « Je veux que mon père et lui se réconcilient.

- Je sais. Ils le feront, » lui assure-t-elle gentiment. Sinon, elle fera bouffer (elle ne devrait pas parler comme ça) son bouquet de fleurs à Michael et Lincoln. Les tulipes blanches pour l’un, les jaunes pour l’autre.

« Et je veux qu’oncle Mike et Sara se réconcilient.

- Je crois que Sara le sait.

- Oui ?

- Oui. Elle ne porterait pas ce genre de robe, sinon. »

LJ lance un coup d’oeil en direction du canapé. Un coup d’oeil rapide car il ne peut décemment pas détailler (sa, si tout va bien, future tante) Sara ainsi en présence de sa fiancée. La robe est... seyante – dans ces tons de rose fané qui vont si bien avec les cheveux roux foncé de Sara, la coupe peut-être un peu ajustée et les bretelles un peu fines pour le goût de son équipe de relations publiques, mais assez longue et sobre pour ne pas provoquer d’incident malencontreux. LJ n’est pas un expert en la matière, mais il ne voit pas vraiment où est le problème.

« Sara n’est pas comme ça.

- Bien sûr que non. » et LJ se renfrogne légèrement devant cette manifestation d’ironie. Il n’a pas le temps de dire quoi que ce soit, cependant, parce que Sara, depuis le canapé, indique qu’il va falloir sortir la robe de la housse et que LJ doit quitter la chambre maintenant. Et aller se changer serait peut-être une bonne idée. Il se demande si Sara a réalisé qu’il n’avait plus seize ans depuis longtemps et qu’aujourd’hui, c’est son mariage, pas sa communion, mais ce n’est sans doute pas le moment de le lui faire remarquer.

LJ tient à ce que Sara soit d’aussi bonne humeur que possible.

Il se penche vers Elizabeth pour l’embrasser, et elle recule contre le dossier du fauteuil. « Tu n’es pas rasé. Je te jure que si j’ai des marques sur le visage... » Il regarde ses mains mais ce n’est pas une option non plus considérant que Blouse Bleue continue de lui vernir les ongles, si bien qu’il se décide pour un baiser sur le genou (celui sans bas) qui pointe hors du peignoir, avant de quitter la chambre sous regard impatient de (presque-tante) Sara.

Une fois à l’extérieur, il se sent quelque peu désoeuvré. La maison est sens dessus dessous, traiteurs, fleuristes et tout un tas d’autres personnes dont il n’a aucune idée de ce qu’elles sont en train de faire s’agitant pour les derniers préparatifs. Il y a un affreux bruit de verre brisé au rez-de-chaussée et la porte de la chambre d’Elizabeth s’ouvre à la volée sur le visage crispé de Sara.

Personne ne semble avoir besoin de lui et il erre quelques instants dans les couloirs. Tombe sur son père qui est, lui, rasé et a commencé à s’habiller. Sa chemise, cependant, est encore ouverte sur son tee-shirt blanc et il tient du bout des doigts, prudemment, quelques roses en bouton.

Cette maison est vraiment étrange, aujourd’hui. En particulier parce qu’un mariage va avoir lieu et que ce n’est pas celui de son père.

« Comment va Elizabeth ?

- Sur une échelle de 1 à 10, son niveau de stress atteint environ 23, mais à part ça, pas de problème. » Le portable enfoui dans la poche arrière de son jean commence à sonner et « Excuse-moi. »

Il se réfugie dans sa chambre, la chambre qu’on lui a attribuée pour la journée en tout cas, et se laisse tomber sur le lit. Il a reconnu le numéro qui s’est affiché sur l’écran et ce n’était pas un appel qu’il avait envie de prendre en présence de son père.

« C’est le grand jour, LJ ? » La voix de Jane est lointaine et affectueuse. Il serre les doigts sur le petit téléphone et ferme les yeux. « Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu venir, lui dit-elle.

- Papa a dit que tu étais en Indonésie. »

Il y a un court instant de silence dans le combiné, comme si Jane réfléchissait à ce qu’elle va dire.

« En Afrique du Sud, répond-elle en fin de compte. LJ, je ne peux pas rester longtemps au téléphone, mais je viendrai vous rendre visite dès que possible. »

Jane lui manque. Un jour, il faudra que son père lui explique pourquoi il ne s’est pas débrouillé pour garder Jane au lieu de se marier, et se marier, et se marier (et divorcer, divorcer, divorcer).

LJ est heureux aujourd’hui, et il ne refuserait pas que son entourage le soit juste autant que lui.

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