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09 April 2007 @ 12:38 pm
Code Quantum x Prison Break - Rien n'est arrivé (2/2)  
Titre : Rien n'est arrivé (2/2)
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : Code Quantum : Saison 3 - Prison Break : Saison 1
Public : Tout public
Fandom : Code Quantum, Prison Break
Notes : Plus Code Quantum que Prison Break, notamment parce que le côté science-fictionnel (sic) ne colle pas avec Prison Break. Ca fait partie d’un ensemble de mini-crossovers que j’avais prévu d’écrire entre Prison Break et quelques autres séries – ensemble qui est quelque peu resté en rade ^^ Merci à niennanou pour la beta-lecture.

Chapitres précédents / suivants


« Tout a commencé à l'époque où je dirigeais une expérience de voyage dans le temps appelée Code Quantum.

Lors de cette expérience, une horloge cosmique déréglée me fit passer de l'état de physicien à celui de pilote d'essai. Ce qui aurait pu être amusant si j'avais su piloter.

Heureusement, je suis aidé par Al, mon ange gardien qui me suit depuis le début. Malheureusement, Al est un hologramme et je suis seul à pouvoir communiquer avec lui.

Bref, je me promène à travers le temps, passant de la peau d'un personnage à un autre, en essayant de réparer les erreurs du passé et j'espère chaque fois que mon prochain saut dans le temps me ramènera chez moi et me rendra enfin mon vrai visage.

Oh bravo ! »


-=-


... joli appartement, me dis-je lorsque mes yeux ont récupéré du choc de la transmutation et se sont habitués à l’obscurité ambiante. Moderne, froid, et parfait, pas vraiment le genre de lieu où l’on se sent comme chez soi, mais considérant les endroits où je suis déjà arrivé suite à un saut (et cela va d’une scène de théâtre à une scène de meurtre en passant par une scène d’électrochocs), je ne vois pas comment je pourrais me plaindre. Joli appartement donc.

Vaguement familier.

Je trébuche sur mes talons hauts et... oh nooooon... suis rattrapé in extremis par deux mains qui me retiennent et me redressent.

Oh bravo !

Affreusement familier. En sens inverse. Talons hauts. Robe. Sac à main. Mince. Mains masculines sur mes épaules. Re-mince. Si je tenais l’imbécile de génie qui m’a catapulté dans cette existence... (et là, le son de la voix distante mais connue d’Al me revient en mémoire pour m’expliquer que l’imbécile de génie, c’est moi.)

Je relève la tête et je serais prêt à parier que j’étais ce type quelques minutes ou quelques fractions d’espace-temps plus tôt. J’étais mignon, soit dit en passant, jolis yeux, jolie bouche et... alcool, me souvins-je. J’ai (elle a) au moins autant bu que lui parce que ça, ce ne sont pas mes pensées, mais celles de mon hôtesse. Sans l’ombre d’un doute. Je déteste réellement quand ils ont bu, que nos synapses respectives se mélangent, partent en capilotade et me font penser n’importe quoi – comme mignon, jolis yeux, jolie bouche.

« Doucement, » dit-il. Il sourit avec hésitation, ses mains s’attardant sur mes... ses, ses épaules à elle et je pense que uh uh, synapses en capilotade ou pas, il n’est pas mon type. Beaucoup, beaucoup trop masculin. Masculin tout court, malgré les jolis yeux - jolie bouche. Puis il penche un peu la tête de côté, paupières plissées de surprise et je sais ce qu’il va dire avant même qu’il l’ait tout à fait pensé. « Tes yeux, Veronica... » C’est moi, je suppose. Elle. Mon hôtesse. « ... ils sont... bizarres. »

Si j’avais parié avec moi-même un retour vers le futur en première classe – ou quand que se trouve le projet Quantum – je serais en route dans l’espace-temps, à présent. Hélas, ça ne marche pas comme ça.

Il y a quelques secondes pour le moins embarrassantes. Pour moi bien sûr, mais à en juger par son expression, pour lui aussi. Il me regarde comme quelqu’un qui s’apprête à faire quelque chose de réellement idiot et espère et redoute à la fois un encouragement. L’encouragement, qu’il ne se fasse ni illusion ni souci sur ce point, ne viendra pas de "Veronica" tant que je serai Veronica, et que Veronica sera... dans la salle d’attente du Projet. En outre, pour ce que j’en sais, je suis peut-être là pour le décourager.

Je note qu’Al n’est pas encore là. Naturellement. J’ai vu Veronica, et il n’est pas impossible qu’Al s’attarde un peu plus que de raison dans ladite salle d’attente du Projet.

Le téléphone portable dans la poche de son manteau se met soudain à sonner et, dans un éclair de lucidité, alors même que la porte du caisson holographique s’ouvre sur Al (cigare à la bouche, télécommande colorée dans une main, chemise vert forêt et feutre jaune sur le crâne), je laisse tomber sur un ton urgent « Réponds ! »

Al retire le cigare de sa bouche, hausse les épaules et marmonne quelque chose sur le fait que s’il avait su que les choses allaient se passer comme ça, il serait resté dans la salle d’attente à rassurer la visiteuse. Non qu’elle ait réellement besoin d’être rassurée, elle est juste assez saoule pour ne pas prêter trop de crédit à la situation, mais Al ne voudrait pas qu’elle soit inconsciemment traumatisée durant son séjour, et...

Je me demande si je rêve ou s’il est vraiment en train de me sortir le baratin psychologique du docteur Beeks, et je fournis un effort pour l’éliminer de mon champ auditif et me reconcentrer sur la situation.

J’entends l’écho des paroles de l’interlocuteur de Michael sortir du petit haut-parleur du téléphone, je vois l’expression d’indécision sur le visage du jeune homme, et Al me dit : « Dis-lui d’y aller. » Je pose une main manucurée sur son poignet pour attirer son attention et répète docilement « Vas-y, Michael.

- Tu es sûre ? Tu sais comment est Linc. Je vais d’abord t’appeler un taxi, et...

- C’est son frère, » m’informe Al, et non, je ne sais pas comment est "Linc". Mais je sais que j’ai eu, j’ai un frère et j’aurais pu faire n’importe quoi pour lui.

Je me souviens soudain que j’ai fait n’importe quoi pour lui. J’aurai peut-être oublié lorsque j’aurai transmuté mais j’ai fait n’importe quoi pour Tom [1]. C’est en partie la raison pour laquelle je suis là. Al n’ajoute rien, aucune précision, mais ce n’est pas nécessaire, tout est contenu dans les quelques mots, "c’est son frère".

Je secoue la tête « Vas-y, je vais me débrouiller. S’il a vraiment des ennuis... » et il est dehors avant que j’aie tout à fait terminé de parler.

Je regarde la porte de l’appartement claquer derrière lui.

Ca doit vraiment être quelque chose, ce qui aurait dû arriver, pour que l’on m’ait laissé une seconde chance d’arranger les choses – ça ne se produit pas si souvent.

-FIN-


27 mars 2007

1. Sam ne l’avouera jamais, mais Code Quantum, qui est un projet de voyage dans le temps, est en partie motivé par son désir de "récupérer" son frère, initialement mort lors de la guerre de Vietnam. Ce qu’il est parvenu... parvient... parviendra ? à faire – en sacrifiant toutefois la liberté d’Al. Code Quantum, c’est presque aussi bon que The West Wing : si vous en avez l’occasion, mangez-en.
 
 
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cinnamonly: Mikecinnamonly on April 9th, 2007 06:43 pm (UTC)
Yes, enfin la suite!
Et bin, j'ai encore plus adoré que la première partie. D'abord parce que *OH joie*, le personnage féminin est Veronica! (pourtant ton avatar aurait dû me mettre la puce à l'oreille!) et parce que, oui, je suis shipper Veronica-Michael!
Sinon, j'aime beaucoup comment tu décris une situation avec deux points de vue différent, c'est très intéressant, tu ajoutes à ça les sentiments de Sam et c'est parfait...
sincérement, félicitation pour cette fic X Code Quantum, je pense que c'est ma préférée ;)

Clair de Lune: quantum leapclair_de_lune on April 10th, 2007 07:14 pm (UTC)
Merci :-)
L'idée de départ était Sam en Michael, mais Sam en femme, c'est toujours amusant, et comme en plus j'aime bien de temps en temps avoir les deux points de vue sur une situation... bref je n'arrivais pas à me décider. Donc, un saut en deux parties :-p

oui, je suis shipper Veronica-Michael!
Tous les goûts sont dans la nature... *grin*