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26 March 2007 @ 05:10 pm
Prison Break - Les chroniques de Marilyn : Doppelgänger  
Titre : Les chroniques de Marilyn : Doppelgänger
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : Saison 1
Public : Tout public
Challenge : n°0 pour french_fanfics
Fandom : Prison Break
Table : 1
Prompt : 047 Choix de l'auteur : point de vue


Elle trouve qu’ils se ressemblent.

Certes, elle est beaucoup plus jolie que lui, et son pelage est bien plus soigné.

Elle n’en trouve pas moins qu’ils se ressemblent. Ils ont la même démarche nonchalante, la même fausse douceur dans la patte, la même ruse dans le regard (mais vraiment son pelage à elle est bien plus soigné : c’est sa protection, elle ne peut pas se permettre de le négliger).

Parfois elle n’est pas d’humeur ludique et elle tue ses proies rapidement. Mais le plus souvent, elle aime à jouer avec elles pendant de longues minutes avant de leur briser la nuque entre ses mâchoires ou de les égorger d’un coup de crocs bien placé. Mulots, oiseaux, souris ou même – quand à sa grande satisfaction elle parvient à les attraper – rats hantant les conduits. Ce n’est pas de la cruauté de sa part, c’est l’ordre naturel des choses, comment l’ordre naturel des choses pourrait-il être cruel ? Ils doivent apprendre qui est le chat et, sincèrement, c’est presque une mise en garde pour les autres. Qu’y peut-elle s’il y en a toujours pour se laisser prendre ? Pour imaginer que l’ordre des choses peut être interverti et pour tenter le sort ?

John raisonne exactement de la même façon avec les humains. Parce que si l’on y réfléchit, il aurait pu se montrer bien plus cruel pour obtenir de Michael ce qu’il voulait, ou envers Theodore qui se dressait en travers de son chemin. Mais il a joué un peu et a laissé les autres tirer les conclusions qui s’imposaient. Ainsi que le dit Michael, il est, après tout, John Abruzzi, John Abruzzi.

Ils se respectent. Elle ne monte pas sur son lit quand elle rentre les pattes pleines de boue et elle ne perd pas ses poils sur les jambes de son pantalon. En retour, il la caresse sobrement sur le dos au lieu de vouloir lui gratouiller le ventre et il lui tend juste au-dessus de la gueule la nourriture qu’il lui apporte en offrande au lieu de l’obliger à se dresser sur ses pattes arrière pour attraper.

(Elle déteste se dresser sur ses pattes arrière, elle déteste devoir singer cette attitude humaine. Elle le fait pour Fernando, parfois, parce que ça semble lui faire si plaisir, et elle sait que Fernando ne pense pas à mal... Mais de façon générale, elle trouve cela détestable et humiliant.)

Ils chassent de la même façon. A l’affût. Parfois tapis dans un recoin et parfois étendus paresseusement, l’oeil mi-clos mais toujours fixé sur leur proie, et ils bondissent au dernier moment quand celle-ci s’y attend le moins. Allongée sur un oreiller, perchée sur les marches ou assise dans un recoin, la queue rangée sur les pattes, elle l’observe. Apprend même parfois des trucs en le regardant, Rrrr.

Et ils mettent à mort, littéralement ou métaphoriquement, avec la même intransigeance et la même absence de pitié. Mais au fond, tant qu’il ne bondit pas sur Charles... elle se contente d’admirer le travail.

Ils ont le même respect d’eux-mêmes et la même conscience aiguë de leur juste place : ils connaissent leur valeur, leur importance et leurs qualités ; ils savent qu’ils sont ici parce qu’ils ont été sacrifiés ; ils savent à quoi ils ont renoncé. John sera là jusqu’à la fin de ses jours pour avoir protégé sa Famille, et elle sera là jusqu’à la fin des siens pour ne pas abandonner Charles.

Elle estime, tout de même, qu’elle a plus de mérite que John de rester, car, en toute franchise, contrairement à lui, elle n’aurait pas besoin de grand-chose pour s’échapper. Mais elle n’aurait plus Charles.

Elle trouve qu’ils se ressemblent et vraiment, elle sait qu’il apprécie le compliment à sa juste valeur.

-FIN-


13-24 janvier 2007
 
 
Current Mood: blahblah