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25 February 2007 @ 01:17 pm
Prison Break : Vingt mots pour Veronica  
Titre : Vingt mots pour Veronica
Auteur : clair_de_lune
Spoilers : Saison 2, épisode 1
Public : Tout public
Disclaimer : Pas à moi. Je les emprunte un instant et les rends dans quelques lignes.
Notes : Merci à Pim pour la liste de mots.


01. serpent : Elle regarde le serpent qui s’enroule sur l’avant-bras de Michael, langue fourchue dardée, et elle laisse sa tête retomber contre sa main et se masse douloureusement la tempe du bout des doigts. Ce genre d’image est tellement contraire à tout ce qu’est Michael. Mais bien sûr, l’intégralité du tatouage est tellement contraire à ce qu’est Michael qu’elle se demande comment il, ils vont se tirer de ce guêpier.

02. liqueur : Elle veut bien le reconnaître : dire à Lincoln qu’il roulerait sous la table avant elle s’ils débouchaient cette bouteille de liqueur de cassis n’était pas une idée des plus brillantes. Après tout, elle se demande parfois si Linc est au courant qu’il existe des boissons non alcoolisées ; elle se le demandait, en tout cas, elle suppose qu’elle a désormais sa réponse. Parce qu’une fois la bouteille vide, Lincoln s’effondre dans le lit près d’elle et ronfle, il est légèrement vert le lendemain, et ses joues sont écarlates le surlendemain lorsqu’elle aborde le sujet. La liqueur de cassis lui a appris deux choses : Lincoln consomme plus d’eau, de jus de fruits et de soda qu’elle l’avait imaginé ; et il ne pourra plus jamais regarder des baies de cassis de la même façon.

03. perceptible : Plus les jours passent et moins ses motivations de continuer lui demeurent raisonnables, logiques, perceptibles. Plus les jours passent et plus elle se dit que ses motivations n’ont aucune importance. Elle ne sait plus vraiment au nom de quoi elle s’entête, elle sait juste qu’elle n’a pas le choix.

04. mistral : Blizzard, mousson, zéphire, santa ana, mauka, sharav, alizés, sonora... Elle aime les noms des vents, elle aime le vent, elle a parfois l’impression que si elle reste assez longtemps au milieu des tourbillons (évidemment, à Chicago au coeur de l’hiver, ça se solde souvent par des engelures), ils vont emporter ses problèmes avec eux. Et elle a un faible pour "mistral" parce que celui-ci, c’est Lincoln qui lui a trouvé la définition.

05. chips : Elle ne le reconnaîtra jamais, mais elle avait vraiment le béguin pour Jon... Ponch... enfin le brun. Lincoln est au courant, mais son secret est bien gardé avec lui, parce que Lincoln ne reconnaîtra jamais avoir eu ce type de concurrence : c’est presque plus humiliant pour lui que pour elle.

06. balayer : Michael a cette manie de balayer ses objections d’un sourire en coin. Et c’est exactement ce qu’il fait lorsqu’elle vient le voir au poste de police après son arrestation : il lui demande de le défendre, elle lui répond qu’elle n’est pas une spécialiste du droit criminel, loin de là. Il a ce petit sourire en coin et lui répète qu’il veut qu’elle le défende. Ce qui inquiète Veronica, c’est que le petit sourire en coin est toujours là lorsque le juge le condamne à cinq ans fermes. Là, c’est elle qui s’efforce de balayer le malaise qu’elle ressent.

07. vert pomme : La couleur de ce pull qu’elle portait le week-end où Lincoln et elle ont décidé de partir camper. A l’époque, elle n’était décidément pas faite pour vivre, ne serait-ce que trois jours, sous une tente, et Linc n’était décidément pas fait pour vivre plus de douze heures hors d’une zone urbaine. Mais elle donnerait cinq années de son existence pour revivre ce week-end. Le pull vert pomme, lui, est toujours au fond de son armoire, démodé et étriqué. Et précieux – un témoignage de ce que sa relation avec Linc avait de spécial.

08. chaussette : Une source de dissension avec Michael pendant les quelques mois où elle a habité avec Linc et lui. Les chaussettes traînaient. Pas celles de Michael (Dieu l’en garde) ni celles de Lincoln (étrangement) mais les siennes ; et quand elle voulait vraiment le faire flipper et le voir battre en retraite dans sa chambre, elle laissait entendre qu’elle aurait pu laisser traîner bien pire que des chaussettes. Linc s’en foutait, bien sûr, mais Michael ramassait les objets du délit en prenant un air pincé. Il n’a jamais compris que c’est précisément pour ça que Veronica continuait, elle estimait que Michael avait besoin de se détendre. La première fois qu’elle a vu l’intérieur lisse et rutilant de son loft, elle a réalisé que sa tactique avait échoué.

09. amuser : Elle ne saurait compter le nombre de fois où Lincoln a reproché à son frère de ne pas savoir s’amuser. Et souvent, elle était d’accord avec lui, Michael avait vraiment besoin de prendre les choses moins au sérieux. Jusqu’au moment où elle a compris où les amusements de Lincoln allaient le mener.

10. coton tige : Ils sont chacun d’un côté du salon et ils hurlent sous le regard attentif de Michael. Et quand, exaspérée, elle finit par balancer « Linc, tu sais, le coton tige ? Quand tu sens une résistance, faut arrêter de pousser !! » Michael prétend soudain être très intéressé par le numéro de Cosmo qu’elle a abandonné sur la table.

11. escalier : Elle rêve qu’elle monte, monte, monte un escalier, et à chaque fois qu’elle atteint presque le prochain palier, une nouvelle volée de marches se rajoute, et elle entend la voix de Lincoln chuchoter au creux de son oreille, pressante et pleine d’espoir. Quand elle se réveille, elle pense qu’elle n’a vraiment pas besoin que quelqu’un se donne la peine d’interpréter ce rêve.

12. vétérinaire : Enfant, elle aimait les animaux – comme tous les enfants, suppose-t-elle – et elle voulait être vétérinaire. Jusqu’au jour où il fallu faire piquer Jumper et où elle est rentrée à la maison en larmes. Quelques années plus tard, au moment de choisir sa carrière, elle s’est dit que le droit immobilier serait sans doute moins risqué. Elle se demande s’il est trop tard pour envisager une reconversion.

13. moules : Jeune femme bien sous presque tout rapport, juriste compétente, future épouse aimante, un jour mère de 2,09 enfants avec jolie résidence en banlieue. Peut-être même un chien, une maison de campagne et des vacances à l’étranger une fois de temps en temps. Puis Sebastian lui demande si elle veut annuler le mariage et elle réalise avec un petit choc que non seulement c’est ce qu’elle veut, mais qu’elle n’est pas aussi douée qu’elle l’imaginait pour se couler dans des moules. Et ça lui convient tout à fait.

14. girouette : Elle est sortie, a rompu, est sortie, a rompu, est sortie... avec Lincoln une bonne partie de son adolescence. Les raisons pour lesquelles elle rompait étaient les mêmes à chaque fois (... la même... bien qu’il soit parvenu à trouver au moins deux ou trois façons différentes de la rendre folle de rage). Et les raisons pour lesquelles elle recommençait à sortir avec lui étaient également toujours les mêmes (... la même... elle n’arrivait pas vraiment à se passer de lui). Parfois, elle se dit qu’avoir reproché à Linc sa dépendance envers certaines substances et son incapacité chronique à tenir ses promesses d’arrêter... elle se dit que c’était mal venu de sa part.

15. accessoire : Elle exige des surveillants qu’ils allument la lumière et elle entre dans la cellule et serre Lincoln dans ses bras. Le mariage annulé avec Sebastian, son appartement en flammes, Quinn la menaçant, Quinn abandonné au fond du puits, Nick blessé et ses mains à elle couvertes de sang, LJ tremblant de peur... le tout se mélange soudain en un amalgame de souvenirs complètement accessoires. Elle pourrait presque comprendre pourquoi Michael a abandonné tout ce qu’il avait pour aider Linc. En réalité, à l’instant présent, elle songe qu’elle n’est pas loin d’avoir fait la même chose que Michael. Et c’est complètement accessoire.

16. cousine : Parfois, Lincoln la prend vraiment pour une imbécile. Non, elle ne veut pas croire que la nana qui vient de traverser le salon vêtue en tout et pour tout de sous-vêtements en dentelle noire est sa cousine. D’une part parce que la mère de Lincoln n’avait ni frère ni soeur. D’autre part parce que Lincoln n’a jamais eu le moindre contact avec la famille (tout à fait hypothétique, soit dit en passant) de son père. Enfin parce que des cousins n’ont pas ce genre de relations – sauf peut-être dans les films français, et ils ne sont pas dans un film français, non ? Non. Bien.

17. feuille : Sara Tancredi s’assoie sur le petit canapé de la chambre ; elle refuse une bière mais accepte un café et ouvre le dossier que Nick lui remet. Elle le parcourt en s’attardant sur les points qu’ils ont mis en exergue. Elle tourne les feuilles d’une main qui ne tremble pas, mais à chaque fois, il y a un petit bruit de papier froissé et son expression se défait un peu plus – non qu’elle avait bonne mine en arrivant... Veronica a envie de lui demander si elle veut une pointe de cognac dans son café mais elle se tait et la laisse lire. Le bruit du papier est insupportable.

18. divers : Ce qui aurait pu être un simple fait divers, un type retrouvé mort dans sa voiture garée dans un parking souterrain, est resté, du fait de l’identité de la victime, à la une des journaux pendant des mois.

19. peur : La peur, dans certains cas, est une bonne chose. La peur déclenche les réflexes nécessaires à la survie (et elle le sait, elle a survécu à Quinn). Mais parfois, la peur ne suffit pas. Elle regarde le canon de l’arme pointé sur son front et elle n’arrive pas à avoir peur. Ce n’est pas une bonne chose.

20. dinde : Elle soutient mordicus à Lincoln que les ingrédients doivent être précuits, puis la dinde farcie car si la farce n’est pas assez cuite, ils risquent de s’empoisonner. Lincoln ne la croit pas et Michael a ce demi-sourire un peu ironique. Michael sait qu’elle a raison, il sait qu’elle ne convaincra pas Lincoln, et Veronica sait que c’est en partie à cause du demi-sourire de Michael que Lincoln ne veut pas la croire. A cet instant précis... elle a l’impression d’être la dinde de la farce.

-FIN-


5 novembre-14 décembre 2006

Post scriptum : 01. serpent : Pour autant que je sache, on n’a jamais vu le moindre serpent sur l’avant-bras de Michael. Mais je suppose que ça fait partie des avantages d’avoir un tatouage qui révèle de nouveaux motifs au fil des épisodes.




J'ai brisé la malédiction de la fanfic shipper / fluffy *soulagée*
Pas avec les vingt mots de Veronica, qui ont été écrits l'an dernier, mais avec un prequel/sequel/explication pour Pretty Boy. Je ne sais pas trop si j'aime ou pas le résultat, mais au moins, j'ai brisé la malédiction de la fanfic shipper / fluffy :-p
 
 
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